






Bienvenue à la Pharmacie de l'Anse à KOUROU
Nos offres à ne pas manquer




Notre sélection de produits pour vous
Le mot du pharmacien
Découvrez notre service de livraison à domicile : vos produits sont livrés gratuitement chez vous à partir de 20€ d'achat !
Vos outils en ligne
Commandez vos produits
Réservez vos médicaments
Posez vos questions
Prenez un rendez-vous
L'actualité santé
Où en sont nos Ehpad ?
En mars 2022, le gouvernement avait lancé un plan de contrôle des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, à la suite du scandale Orpéa. En Guyane, l'Agence régionale de santé et la Collectivité territoriale ont contrôlé les 4 Ehpad. L’ARS a publié la synthèse des inspections fin décembre et a apporté des précisions sur le suivi réalisé depuis. La situation est très contrastée selon les établissements.À l’Ehpad Jean-Serge-Gérante de L'Ebène, à Cayenne, l'inspection avait relevé principalement des points positifs : « salariés soudés », « bonnes conditions de travail, ce qui a des répercussions positives sur la vie de l'établissement », peu de turnover, faible taux d'absentéisme, dispositif Jardin d'Ebène « très bien pensé qui permet à différents publics de se côtoyer et une ouverture de l'Ehpad sur l'extérieur », beaucoup d’animations. Le suivi de l'inspection a été clôturé. L’établissement a été agrandi l’an dernier. Les échanges se concentrent actuellement sur l'ouverture de l'Ehpad de Kourou et la création d’une plateforme de répit pour les aidants à Saint-Laurent-du-Maroni.Le suivi de l'inspection a également été clôturé à l'Ehpad Saint-Paul, situé sur la place des Palmistes à Cayenne. Lors de leur visite, les inspecteurs avaient salué « l’accueil et la prise en charge des personnes âgées (…) l’établissement est un véritable lieu de vie. L’un des points positifs relevés lors de l’inspection concerne l’animation, l’équipe étant très attentive aux besoins et aux souhaits des résidents et leur offre une ouverture sur l’extérieur. » Le 1er décembre, l’Ehpad Saint-Paul a ouvert son pôle d'activités et de soins adaptés. Cet espace, situé dans l’Ehpad, accueille durant la journée des résidents de l’établissement ayant des troubles du comportement modérés et atteints de la maladie d’Alzheimer, pour des activités sociales.Dans ces 2 établissements, les inspecteurs pointent la fragilité de la ressource médicale et soignante. En rappelant que cette difficulté est partagée par tout le secteur sanitaire et médico-social de Guyane.L’Ehpad de l'hôpital de Saint-Laurent-du-Maroni est dans un entre-deux. D’un côté, il doit améliorer la prise en charge de ces résidents. De l'autre, il ne peut pas s'engager dans d’importants travaux, son déménagement étant acté pour les prochaines années. « Les principales pistes d’amélioration dégagées portent sur le renforcement de la gouvernance et de l’accompagnement des équipes, notaient les inspecteurs. Du fait de l’absence de directeur dédié, certains sujets demeurent insuffisamment portés, notamment celui du projet d’établissement et de la personnalisation de la prise en charge. Les bâtiments présentent toujours les limites liées à leur ancienneté mais des travaux de réhabilitation et de sécurisation ont été effectués.» Le suivi de l’établissement se poursuit.La situation est plus compliquée à l’Ehpad Edmard-Lama de l’hôpital de Cayenne. Plusieurs visites ont eu lieu depuis 2017, notamment en 2024 après le décès d’une patiente. La priorité principale est de faire de cet Ehpad un véritable lieu de vie. Les inspecteurs avaient fixé comme priorité numéro un le projet d'animation en proposant « un projet adapté aux besoins de chacun en vue de favoriser l'autonomie et rompre l'isolement social du résident ». Sur ce point, l’équipe d'animation a été renforcée et le projet d’établissement rédigé. La 2nde priorité était de renforcer l'encadrement de l'établissement ; la 3e, de respecter les droits des résidents et l'individualisation de la prise en charge. A ce jour, l’établissement n’a pas mis en œuvre l’ensemble des mesures prescrites.
VIH-IST : où en est-on ?
En 2024, le nombre de dépistages de cas de syphilis et de chlamydia a continué d’augmenter en Guyane, selon les chiffres de Santé publique France. Cela fait plusieurs années que c’est le cas. Pour une troisième infection sexuellement transmissible, le gonocoque, les chiffres sont en revanche à la baisse. C’est également le constat que dresse le Dr Hawa Cissé, responsable de l’hôpital de jour d’infectiologie au CHU de Guyane - site de Cayenne. Le taux de dépistage se situe bien au-dessus des moyennes nationales, ce qui traduit l’implication des acteurs de santé pour dépister ces maladies. Les femmes de 25 à 49 ans sont en général celles qui ont le plus recours au dépistage, tandis que les jeunes hommes de 15 à 24 ans sont ceux qui se font le moins dépister.S’agissant du VIH, le dépistage continue d’augmenter, tandis que le nombre de nouveaux cas déclarés est stable. L’an dernier, 62 nouveaux cas ont été déclarés : c’est légèrement moins qu’en 2023, où il y en avait eu 81. Toutefois, tous les cas n’étant pas déclarés, ou ne l’ayant pas encore été, Santé publique France estime ce chiffre plus proche de 200. Dans le même temps, un seul passage au stade sida a été enregistré l’an dernier parmi les patients suivis dans les trois hôpitaux publics de Guyane.Plusieurs dispositifs devraient aider à poursuivre cet effort de dépistage. C’est le cas de l’ouverture récente du Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) de l’hôpital de Cayenne, du déménagement du CeGIDD de l’hôpital de Saint-Laurent face à la mairie, ou encore du dispositif VIHTest. Ce dernier permet de se faire dépister pour le VIH en laboratoire, sans ordonnance.En Guyane, ont également été déployés des tests rapides combinés VIH et syphilis. Avec une simple piqûre au bout du doigt, ils permettent d’obtenir une première information sur une éventuelle infection. Celle-ci doit ensuite être confirmée par une analyse en laboratoire. En 2024, près de 3 500 personnes ont été dépistées de cette manière. La très grande majorité l’a été par les équipes de la Croix-Rouge française. Le Dr Priscilla Antoinette vient de soutenir sa thèse de médecine, à l’université de Bordeaux, sur le déploiement de ces tests en Guyane. Cette phase pilote a confirmé la faisabilité de ces tests rapides et leur intérêt pour atteindre des populations éloignées du système de soins, comme les migrants et les personnes vivant dans des quartiers précaires.À l’hôpital de Cayenne, plusieurs avancées ont été réalisées pour améliorer le quotidien des personnes séropositives. Depuis 2022, certains patients peuvent bénéficier d’un traitement injectable : il remplace la trithérapie orale qu’il faut prendre tous les jours. Le traitement injectable a pour avantage de ne devoir être administré qu’une fois tous les deux mois. Cette simple piqûre peut être réalisée par un infirmier à domicile ou à l’hôpital.Depuis début décembre, l’hôpital propose également à certaines femmes séropositives d’allaiter leur futur bébé. En effet, si l’on sait que le virus peut être transmis au bébé par le lait maternel, tout porte à croire que, chez les patientes dont la charge virale est devenue indétectable, celui-ci ne peut pas être transmis. Les recommandations ont d’ailleurs été modifiées à l’échelle nationale, comme dans de nombreux pays. Pour accompagner ces femmes, les professionnels de santé du lactarium et du service d’infectiologie ont réalisé un livret sous forme de bandes dessinées, permettant leur suivi et celui de leur bébé.
Sur l’Oyapock, la coopération sanitaire transfrontalière progresse.
La vallée de l’Oyapock a vécu au rythme de la Semaine de la santé transfrontalière, en décembre. Pas organisé depuis 2018, l’événement avait été relancé en 2024. Cette année-là, la rencontre entre le président français Emmanuel Macron et son homologue brésilien Lula avait abouti à l’adoption d’un plan d’action franco-brésilien comptant des axes sur la santé mondiale et l’approfondissement de la coopération bilatérale. Plusieurs dispositifs permettent d’ores et déjà aux professionnels de santé de Saint-Georges, Oiapoque et Camopi de collaborer. Depuis 2019, les personnes vivant avec le VIH à Oiapoque et dont l’infection est stabilisée peuvent être suivies sur leur lieu de résidence grâce à l’ouverture d’un dispositif dit Première Ligne, dans le cadre du projet Oyapock coopération santé (OCS). Auparavant, ils devaient traverser le fleuve pour être pris en charge au CDPS de Saint-Georges. Toujours dans le cadre d’OCS, une enquête avaient révélé la «banalisation» des violences faites aux femmes dans la région. Mi-septembre, l’association DPac Fronteira a ouvert sa Maison des femmes, à Oiapoque. Les victimes de violences peuvent y trouver refuge. D’autres dispositifs ont également été mis en place côté français. Cette Semaine de la santé transfrontalière 2025 a également vu l’aboutissement d’un chantier de longue date. Les professionnels de santé des deux rives disposent d’un centre de coopération sanitaire transfrontalière, dirigé par le Dr Jean-Yves Cattin. Sa création répondait à plusieurs besoins : • Pouvoir orienter les patients en urgence grave de la vallée de l’Oyapock vers l’offre de soins la plus adaptée ; • Aider les professionnels de santé et les patients à se repérer entre les deux systèmes de santé très différents du Brésil et de la France ; • Suivre le parcours des patients, notamment chroniques, qui alternent les prises en charge entre les deux rives de l’Oyapock ; • Améliorer le suivi des femmes enceintes dont le suivi de grossesse, lui aussi, peut se partager entre les deux côtés de la frontière ; • Rechercher des solutions pour des patients bed blockers brésiliens à l’hôpital de Cayenne mais également des bed blockers français hospitalisés à Macapa… Les professionnels de santé des deux rives ont également annoncé avoir adopté un outil numérique qui leur permet d’échanger les informations de santé de leurs patients de manière sécurisée et conforme aux règlements européens. Auparavant, ils utilisaient WhatsApp. Ils ont également organisé des formations communes et des visites des établissements de santé des deux villes frontalières. A Camopi, l’équipe du CDPS, qui reçoit beaucoup de patients vivant au Brésil, a débuté des staffs médico-sociaux communs avec son homologue brésilienne, en 2025. Ils permettent de mieux connaître la situation des patients. A Saint-Georges et Oiapoque, les professionnels mènent désormais régulièrement des campagnes communes de dépistage des infections sexuellement transmissibles comme le VIH, les hépatites et la syphilis. L’Agence régionale de santé de Guyane et la Surintendance à la veille sanitaire de l’Amapa échangent tous les mois des informations sur la situation épidémiologique des deux territoires. D’autres projets sont dans les tuyaux pour favoriser l’activité physique, promouvoir la santé environnementale, lutter contre les maladies chroniques et réduire les inégalités sociales de santé. Ces sujets font l’objet d’une feuille de route pour les années à venir.
Contre les AVC, se faire prendre la tension à la maison.
Les Guyanais souffrent davantage des accidents vasculaires cérébraux (AVC) que le reste de la France. Alors que la population est plus jeune, ce niveau s’explique par la forte prévalence des facteurs de risques cardiovasculaires: l’hypertension artérielle, le diabète et l’obésité. C’est pour tenter de prévenir les AVC que le Centre Hospitalier de Cayenne a lancé le projet Dépiprec, en 2023. Ce projet de recherche clinique a consisté à proposer aux personnes majeures de l’agglomération cayennaise de mesurer leur pression artérielle dans leur quartier ou directement à leur domicile et à les sensibiliser aux gestes de prévention. En vingt-quatre mois, 23286 personnes ont bénéficié de l’intervention. Parmi elles, près de la moitié ont répondu à un questionnaire sur leurs conditions de vie, leur état de santé et leur activité physique.Du lundi au vendredi, des médiateurs, équipés de tensiomètres, se sont installés sous des tentes et dans les salles de quartier, ou se sont rendus directement au domicile des habitants, pour leur prendre la tension. En cas de tension artérielle anormale, ils les orientaient vers un professionnel de santé, voire appelaient le Samu en cas d’urgence. Ils ont également pu diriger les participants vers des professionnels traitant les problématiques d’ordre psychiatrique, pédiatrique, alimentaire… Les enquêteurs ont ensuite assuré un suivi téléphonique à trois mois des participants ayant présenté une tension anormale.Pendant les deux ans qui viennent, les chercheurs vont surveiller les données des maladies cardiovasculaires telles que les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou les infarctus du myocarde. Ils espèrent constater rapidement une diminution. Aux Etats-Unis, où un tel projet a déjà été mené, la baisse des AVC a été de 30 %. Si des résultats identiques sont démontrés à l’échelle de l’agglomération cayennaise, les pouvoirs publics pourront s’en saisir pour prendre leurs décisions. Pour rappel, il est recommandé de contrôler sa tension au moins une fois par an.
